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  <title>igleblog - utopie</title>
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  <description>En attendant de voir...des traces dans la toile...</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Wed, 28 Nov 2007 20:10:45 +0000</pubDate>
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    <title>Sous la 6ème République</title>
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    <pubDate>Sat, 24 Feb 2007 16:38:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>DéPROFILENFO</dc:creator>
        <category>utopie</category>
        <category>utopie</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Sous la 6ème République, malgré l'adversité, les selistes comprirent que l'utopie réalisable exigeait, pour devenir utopie concrète, organisation rigoureuse et action patiente… &lt;br /&gt; Les SEL, marginaux, furent actifs à la fin du siècle dernier. Comme le Rémiste ou le Bobo, le seliste était de ces &amp;quot;personnages conceptuels&amp;quot;, acteurs intermittents et citoyens quasi-virtuels d'une vie sociale dépressive. Après l'élection de Lepenultième et l'installation, en France, de la 6ème République, le capitalisme ultra-libéral devint ultra-chaotique… &lt;br /&gt; La résistance s'organisa. Issu du selisme, le selibat proliféra en réseaux. Malgré la censure Étatique de l'internet, l'écoocivisme, écri et diffusé dans la clandestinité devint en quelque sorte l'idéologie du Projet de Société Universelle. &lt;br /&gt; Longtemps interdit et réprimé, le Parti Social Universel, fut organisé à partir des territoires européens démocratiques. Le club selibataire fut réellement constitué vers l'an 2005. Là convergent alors les énergies éparses pour élaborer l'organisation logistique de la socio économie solidaire. Cinq ans plus tard, le succès politique vint, en France, avec l'avènement de la Première République Ludocratique. &lt;br /&gt; Le plus étonnant fut que ce mouvement, connu des européens, se mondialisa sans peine sur les champs de ruines hérités du libéralisme. &lt;br /&gt; Pourquoi faut-il toujours que le spectre du fascisme serve de détonateur ? L'Histoire confirme à nouveau que toute vision sociale divergente constitue une utopie potentielle, mais seuls certains critères caractérisent l'utopie réalisable, celle qui, de toute façon est en train de s'installer pour devenir utopie concrète. &lt;br /&gt; Les selistes, puis les selibataires furent de la lignée de ces utopistes dont on peut suivre la trace dans la littérature au fil des siècles. À la différence la plupart de leurs ancêtres, ils parvinrent à exprimer leur idéologie, à organiser leur mouvement jusqu'à suffuser pacifiquement, malgré l'adversité, la société civile de l'époque. &lt;br /&gt; Certes, de nos jours, la survie sur la planète est encore précaire même si les catastrophes nucléaires et industrielles sont sous contrôle. Il est vrai que le travail salarié a encore des adeptes, que le libéralisme capitaliste a survécu tout en ayant perdu son monopole et sa superbe. Bien peu d'anciens se souviennent encore de la puissance planétaire et de la déconfiture du dollar US ainsi que des frontières qui découpaient le monde en une multitude de chasses gardées. &lt;br /&gt; Il nous paraît aujourd'hui naturel que chaque être humain reçoive une éducation satisfaisante et vive dignement de ses occupations quotidiennes grâce aux écoomonnaies autogénérées et aux systèmes monétaires locaux autogérés. &lt;br /&gt; Depuis que la socio-économie solidaire fonde les institutions des Lands Ludocratiques et des Organismes de Régulation Internationale, la Force Publique a pour mission définitive de maintenir la libre circulation universelle des personnes, des marchandises, de l'information, d'entretenir les voies et réseaux terrestres, maritimes, aériens, spatiaux, hertziens et satellitaires. &lt;br /&gt; Aujourd'hui, les selibataires de la première heure sont doucement en voie d'extinction. Comme les anciens combattants de jadis ils sont honorés et congratulés plusieurs fois par an. Honneur à leur mémoire et bonne vie à tous.&lt;br /&gt; P.S. Toute convergence avec des situations futures serait pur effet du hasard dont on sait qu'il fait souvent bien les choses s'il est intelligemment secondé.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.passerelleco.info/utopiesconcretes/article.php3?id_article=59&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;http://www.passerelleco.info/utopiesconcretes/article.php3?id_article=59&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Utopie politique</title>
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    <pubDate>Sat, 24 Feb 2007 16:33:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>DéPROFILENFO</dc:creator>
        <category>utopie</category>
        <category>Platon</category><category>utopie</category>    
    <description>    &lt;p&gt;La &amp;quot;bonne cité&amp;quot;, dans la tradition antico-médiévale, est celle qui s'organise à l'image du cosmos, reconduisant un ordre hiérarchique inspiré de la volonté divine et inscrit dans le plan de la nature. Cet ordre, où chacun a sa place, garantit la concorde et fonde l'unité de la cité.
.&lt;/p&gt;




&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;Platon&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;


&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;Mais quoi ? Ne verra-t-on pas disparaître les procès et les accusations réciproques, dans notre cité où chacun des gardiens n’aura à soi que son propre corps, et où tout le reste sera commun ? Ne s’ensuit-il pas que nos citoyens seront alors à l’abri de tous les conflits que fait naître parmi les hommes la possession de richesses, d’enfants et de parents ? &lt;a href=&quot;http://igleblog.under-globe.net/index.php/post/2007/02/24/…&quot; title=&quot;…&quot;&gt;…&lt;/a&gt; Ainsi ils seront délivrés de toutes ces misères, et mèneront une vie plus heureuse que la vie bienheureuse des vainqueurs olympiques.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;


&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;La République, livre V&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;


&lt;p&gt;Cette aspiration à l'unité du corps social, qui sera un trait essentiel de la pensée utopique, on la retrouve magnifiée, jusqu'à la fusion, dans l'idée de la communauté monastique, elle-même modèle de multiples communautés, religieuses ou laïques&lt;/p&gt;



&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;Saint Augustin&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;


&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;Deux amours ont donc fait deux cités : l’amour de soi jusqu’au mépris de Dieu, la cité terrestre ; l’amour de Dieu jusqu’au mépris de soi, la Cité céleste.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;


&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;La Cité de Dieu,   413-427.&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Le champ du possible</title>
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    <pubDate>Sat, 24 Feb 2007 16:16:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>DéPROFILENFO</dc:creator>
        <category>utopie</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Dans le langage courant actuel, &amp;quot;utopique&amp;quot; veut dire impossible ; une utopie est une chimère, une construction purement imaginaire dont la réalisation est, a priori, hors de notre portée.&lt;br /&gt;Or, paradoxalement, les auteurs qui ont créé le mot, puis illustré le genre littéraire inventé par Thomas More en 1516, avaient plutôt pour ambition d'élargir le champ du possible, et d'abord de l'explorer. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, l'utopie se caractérise par un recours à la fiction, par un artifice littéraire qui consiste à décrire une société idéale dans une géographie imaginaire, souvent dans le cadre d'un récit de voyage purement romanesque. Mais imaginaire ou fictif ne veut pas dire impossible : tout rêve n'est pas chimère. Les utopies relevant de la littérature politique, du XVIe au XVIIIe siècle, participent d'une &lt;strong&gt;critique de l'ordre existant&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;d'une volonté de le réformer en profondeur&lt;/strong&gt; ; le recours à la fiction est un procédé qui permet de prendre ses distances par rapport au présent pour mieux le relativiser et de décrire, d'une manière aussi concrète que possible, ce qui pourrait être. Et l'épanouissement du genre utopique correspond à une période où l'on pense, justement, que, plutôt que d'attendre un monde meilleur dans un au-delà providentiel, les hommes devraient construire autrement leurs formes d'organisation politique et sociale pour venir à bout des vices, des guerres et des misères. &lt;br /&gt;En ce sens, les descriptions qu'ils proposent, dans lesquelles ils font voir des cités heureuses bien gouvernées, visent à convaincre leurs lecteurs que d'autres modes de vie sont possibles. Peu à peu, en particulier lorsque &lt;strong&gt;l'idée de progrès devient un principe de compréhension de l'histoire humaine, la notion d'utopie&lt;/strong&gt; apparaît, non plus comme le résultat volontariste de la décision de réformateurs soucieux du bien humain, mais comme &lt;strong&gt;ce vers quoi tend le processus historique&lt;/strong&gt;. &lt;br /&gt;C'est, au XIXe siècle, le temps des philosophies de l'histoire. Pour certains, l'utopie est l'horizon de l'Histoire, et il convient d'accélérer le processus pour se rapprocher du règne de la liberté. D'une certaine façon, la promesse de l'histoire rejoint, mais sous une forme sécularisée, l'attente eschatologique des anciennes Apocalypses : la &lt;strong&gt;nouvelle Jérusalem&lt;/strong&gt; viendra, mais cette fois elle ne descendra pas du ciel, elle sera &lt;strong&gt;bâtie sur terre, de main humaine, dans un avenir radieux&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt; De nombreux mouvements sociaux, en particulier dans les périodes des grands ébranlements révolutionnaires, sont portés par cette espérance, même si le siècle qui vient de s'achever nous apprend qu'il n'y a pas de fatalité historique, que l'utopie peut se retourner en son contraire, et le rêve tourner au cauchemar. &lt;br /&gt;Si l'on demande alors pourquoi l'adjectif &amp;quot;utopique&amp;quot; en est venu à signifier &amp;quot;impossible&amp;quot;, peut-être a-t-on là un commencement de réponse : malgré leur dénégation, les utopies modernes sont restées, à tort ou à raison, profondément marquées par &lt;em&gt;l'héritage judéo-chrétien, par la problématique du salut, par les perspectives eschatologiques d'une fin de l'histoire&lt;/em&gt;. Peut-être, pour cette raison, renvoyaient-elles à un monde au-delà du monde. Revenir sur cette croyance, ce n'est pas renoncer à l'utopie, c'est lui redonner sa signification première, &lt;strong&gt;celle d'un heureux effort de l'imagination pour explorer et représenter le possible.&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;Thomas More invente le mot latin : Utopia, construit à partir du grec ou, &amp;quot;non, ne... pas&amp;quot;, et de topos, &amp;quot;région, lieu&amp;quot;, est le nom d'une île située &amp;quot;en aucun lieu&amp;quot;. Cette négation est ambiguë. Faut-il entendre que cette île, dont le gouvernement idéal règne sur un peuple heureux, est imaginaire, inédite, ou encore impossible ? Comment comprendre le fait qu'elle est en même temps localisée, puisque située par More quelque part aux confins du Nouveau Monde ? Et, puisque l'ouvrage de l'humaniste anglais est destiné à faire pendant à &lt;ins&gt;l'Eloge de la folie d'Erasme&lt;/ins&gt;, ne s'agit-il pas simplement de cet exercice rhétorique humaniste où &lt;strong&gt;l'on feint un monde inversé pour mieux montrer que le plus raisonnable n'est pas celui qu'on croit&lt;/strong&gt; ? Bientôt, le genre littéraire inauguré par More se diversifiera et l'on verra apparaître des eutopies (du grec eu, &amp;quot;bien&amp;quot;), des dystopies (du grec dus, exprimant une idée de difficulté, de trouble), des utopies satiriques ou critiques, des anti-utopies, des contre-utopies... La forme francisée &amp;quot;utopie&amp;quot; est attestée chez Rabelais (1532) et, sur le modèle de l'anglais utopia, le mot devient nom commun en intégrant le vocabulaire politique du XVIIIe siècle ; il désigne alors le plan d'un gouvernement imaginaire, à l'image de la république de Platon. Ce n'est qu'au milieu du XIXe siècle que le sens courant actuel s'impose et que l'utopie en vient à désigner un projet politique ou social qui ne tient pas compte de la réalité. Pour quelques-uns, que justement la &amp;quot;réalité&amp;quot; n'enthousiasme guère, il s'agit là d'une qualité essentielle ; plus généralement, un glissement s'opère, faisant de l'utopie un projet irréalisable, voire irréaliste. En témoignent les renvois synonymiques donnés par le Petit Robert à l'article &amp;quot;utopie&amp;quot; : chimère, illusion, mirage, rêve, rêverie... &lt;/p&gt;
&lt;a href=&quot;http://gallica.bnf.fr/utopie/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;/a&gt;</description>
    
    
    
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